Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Puisqu'ils en parlent encore et encore : Jésus le Nazôréen.

16 Mars 2013 , Rédigé par Philippe Buchelot

Puisqu'ils en parlent encore et encore : Jésus le Nazôréen.

Image de Jésus dit Jésus-Christ, provenant du linceul nommé le Saint-Suaire. Longtemps tergiversée, cette icône a fait l'objet d'études multiples, répétées lors des dernières décennies. L'évolution des techniques et des recherches archéologiques récentes témoigne du défi majeur suivant : la " photographie " par irradiation qui serait à la base de cette image est-elle matériellement plausible ?

Selon l'historien français Jean-Christian Petitfils, dans son livre consacré à l'histoire de Jésus, paru fin 2011, il est selon lui, possible, que le "passage" d'une partie subtile de l'être décédé la veille ou l'avant-veille, serait en quelque sorte à l'origine de cette fidèle image du corps entier du Christ, et serait ainsi une trace de la résurrection de cette personnalité hors normes de l'histoire.

Publicité
Puisqu'ils en parlent encore et encore : Jésus le Nazôréen.

Jésus le Nazôréen fils de Joseph et de Marie.

La naissance de Jésus a longtemps été située à une date conventionnelle, et cela par faute de repères historiques, qui existaient pourtant bien au 1er siècle de notre ère, mais qui sont restés longtemps enfouis au désert de la Thébaïde égytienne. Le document qui en atteste a été rédigé dans l'ancienne langue du pays des Pyramides, à cette époque le Démotique, dernier stade de la transformation de l'égyptien avant le Copte.

La date, demandée par curiosité par des disciples de Philon d'Alexandrie, philosophe Juif contemporain de Jésus,est pourtant puisée à bonne source. En effet, lorsque ces juifs établis en Egypte, virent arriver les premiers chrétiens tout auréolés de leur mission d'évangélisation (il s'agissait alors de la tradition vivante et orale de l'enseignement de Jésus ainsi que du récit de sa vie, sa passion, ses actions thaumaturgiques), ils les interrogèrent sur ce point précis.

La réponse se fit attendre. Il fallut ouvrir une enquête et une mission partit à Ephèse où résidait Jean, le disciple aimé et futur évangélisateur, qui hébergeait la mère du crucifié. Toujours en vie, Marie, fit savoir que son fils était né à la date qui correpond au 1 er mars de l'an - 7 avant le comput actuel de l'ère chrétienne. Elle précisa, que son mari, sortit quelques minutes après la naissance et avait été ébloui par le soleil levant qui venait donc d'apparaître à l'horizon.

Comme ce témoignage est relativement précis, et qu'il corrobore la tradition qui donne pour année de naissance de Jésus, l'année de la triple rencontre de Jupiter et Saturne dans le signe des Poissons, on peut donc se fier à cette trace, qui avouons-le, est restée inédite jusqu'à présent. La faute en est au défaut de cette source. Le renseignement est noyé dans un texte en démotique, jamais publié, recopié dans le but de contredire et de refroidir le zèle des premiers chrétiens qui se présentent vers l'an 45 en Egypte. Il s'agissait de leur présenter des arguments afin de contredire l'importance de ce Jésus dont on avait peu ou prou entendu parler alors, sous l'ombre du phare d'Alexandrie.

Le document est resté oublié, vu que son but est de relativiser l'impact du témoignage de la vie de Jésus. Dans ce document, il est surtout question de l'origine de la conscience humaine, et de la relativité de ce que l'on peut connaître de la Parole de Dieu, lorsqu'elle est proférée par des autorités religieuses, quelles qu'elles soient !

Dans un contexte aussi défavorable, il est donc logique que cette trace a été ignorée depuis. Le détail de la naissance de Jésus y est noyé au sein d'un texte franchement difficile à lire. Nous y reviendrons plus tard, ou pas du tout.

Plus loin, une annotation précise que la naissance a eu lieu au lever du soleil et le jour de la nouvelle lune.

Yeshu le Nazôréen ou Jésus de Nazareth.

Cette dénomination précise Yeshu est le nom que portait Jésus en Araméen qui sera sa langue maternelle. L'araméen est la langue véhiculaire classique en Palestine dans cette période de l'histoire.

Le Nazôréen est une dénomination qui précise que Jésus ou Yeshu est de la race de David et est considéré comme "consacré" ce qui demande a être interprété comme un équivalent de l'onction, la bénédiction.

Sa naissance à l'aube du premier mars de l'an -7 ( le calcul scientifique parle de l'an - 6 d'un point de vue astronomique, puisqu'il n'y a pas d'année 0 et que l'on passe de l'année -1 à l'année 1, et ce en fonction du calendrier élaboré bien plus tard dans l'ère chrétienne) donne lieu à une carte tout à fait typée.

En effet, lors de cette naissance, 6 planètes (en fait 4 planètes, plus le Soleil et la Lune) sont positionnées autour de l'Ascendant Poissons.

Six planètes sont regroupées, agglutinées dans ce fameux signe des Poissons. Seuls, Mercure est en Verseau, Pluton et Mars sont en Vierge et Neptune est en Scorpion.

Peut-on être plus caractéristique du fameux signe qui symbolise la période de croissance et d'apogée de l'osmose de la foi, de l'importance de la mission de la religion dans la vie du monde, que ce fameux signe qui était alors au carrefour entre la fin de l'hiver et le début du printemps de l'hémisphère terrestre nord ?

La naissance de Jésus est marquée par 3 réunions importantes des planètes et luminaires. Au début du signe (entre les premiers degrés du signe qui débute à 330° sur le cercle du Zodiaque dont le point d'origine est le degré 0 du Bélier, signe voisin) se rencontrent en conjonction serrée Uranus et Jupiter ( 2°13' et 2°37' du signe des Poissons), ensuite la Nouvelle Lune réunissant le Soleil à 8°24' et la Lune à 8°45' , présents tous deux juste au dessus de l'horizon. Ces quatre astres cités sont donc dans le douzième secteur de la carte de naissance, ce qui représente la tendance à vivre en tentant le tout pour le tout, en fonction des réactions et aléas imposés par le monde extérieur.

Ensuite, juste en dessous de l'horizon, dans le premier secteur, Saturne (11° 28' des Poissons) est conjoint à l'ascendant ce qui signe un tempérament empreint de réserve, de sérieux, de gravité. Plus loin ( à 18° 09' des Poissons) se trouve Vénus, planète symbolisant les sentiments et les valeurs auxquels Jésus portera toute son attention, faite dans ce signe de dévouement, de souci altruiste spontané, teinté de fusion illimitée et d'empathie généralisée.

Pour résumer ce premier versant de la personnalité de Jésus, la concentration de ces six facteurs autour de l'horizon témoigne d'un homme dont l'intériorité personnelle est insolite, à la fois très présente mais aussi étonnamment dépersonnalisée à force d'écoute intérieure et d'affirmation solennelle de ce qui permet à l'humain de s'affranchir de toute limite, de briser toutes les frontières, de se laisser porter par le fleuve de l'osmose à l'universel.

Le côté grave et sérieux de la conjonction Saturne et Vénus renforce l'impression de ses contemporains que l'homme est très conséquent dans son attitude calme et concentrée.

Il est donc crédible.

Et cela malgré l'aspect franchement révolutionnaire de ses pensées qu'il ne se prive pas d'affirmer en bon Mercure (planète de la parole, des idées personnelles, de la voix) en Verseau, signe de l'affranchissement des normes, du dépassement des frontières mais aussi d'une parole qui veut se faire le ciment d'une fraternité, d'une humanité hors des conventions, des tabous, des obligations sociales et morales.

Le prophète Jésus parle librement. Il connaît la portée provocatrice de ses paroles et tout en se basant sur la Tradition juive, il en souligne la valeur intérieure quitte à secouer les pouvoirs installés, les préjugés bien ancrés dans les us et coutumes du monde juif de son époque.

En face des deux conjonctions, Soleil et Lune ( 12ème secteur ) et Saturne et Vénus (1er secteur) se placent en vis-à-vis, Pluton en Vierge ( 6ème secteur ) et Mars en Vierge ( 7 ème secteur ).

Autrement dit, dans le cas de Mars en 7, les ennemis ouverts et déclarés. Les détracteurs seront nombreux sur son chemin " d'illuminé prophétisant " ! Mais toujours moins nombreux que ses disciples, partisans et témoins séduits par le charisme grave et le côté imperturbable de l'homme qui affronte sans peur les tabous, nombreux, de son époque.

Pluton en Vierge 6 ème secteur signe un tempérament nerveux qui défie ses propres limites physiques, qui ne craint pas pour sa santé, par indifférence, et a contrario qui se sent proche de tout être qui défaille autour de lui ( nous entendons ici à la fois ce facteur planétaire, Pluton en Vierge que l'opposition Soleil - Lune en Poissons qui concerne de facto la capacité de résistance physique de l'individu ).

Jésus thaumaturge est ainsi signé par ce sens de l'abstraction hors de lui-même et ce don spontané de " réparer " les blessures en prenant en lui ( on dirait aujourd'hui, il somatise) la racine du mal et de la souffrance.

Enfin, cette capacité de lier la souffrance et de l'absorber en se donnant personnellement en sacrifice est bien symbolisé par son Neptune en Scorpion, signe de mort et de transformation, signe d'agrandissement par osmose et passion, de digestion réelle de la souffrance (se rappeler que le Scorpion est l'équivalent du Chacal Anubis des tombeaux égyptiens, autrement dit, la valeur d'Osiris découpé en morceaux, digéré, puis recomposé par ses fils).

N'ayons pas peur de pousser encore plus loin notre lecture ésotérique de la charte de naissance du grand guérisseur que fut Yeshu.

Les symptômes de la maturité exceptionnellement précoce du jeune enfant sont connus. Lors de la préparation de sa Bar Mitsva ( équivalent juif de la communion solennelle chrétienne qui en découle ) vers ses 12 ans, Jésus s'attarde parmi les Rabbins à Jérusalem sans se soucier de rester proche de ses parents et discute avec les religieux de points théologiques précis.

Enfin, l'épisode ésotérique capital, où Jésus risque sa vie se situe en prélude à sa mission d'adulte. Il se rend, dit la tradition évangélique, au désert et y subit la tentation du Diable.

En réalité, il se rend en un lieu tenu secret, et provoque les esprits des Anciens, nommés de toute antiquité sous le nom grec de Daimonès. Les Daimonès sont les " déchets " de la peur humaine, de la haine humaine, rassemblés en un impressionnant tohu-bohu ou chaos de sifflements, de grognements, de hurlements aussi, et là leur propose un pacte !

Cette confrontation sur laquelle il ne faut pas épiloguer permettra à Jésus de réduire progressivement au silence ces forces auxquelles ne croient plus actuellement que les personnes superstitieuses, crédules ou affaiblies.

Jésus liera pour un temps indéfinissable cette cohorte de ratés de l'humanité et en tirera sa capacité à guérir, à soigner instantanément, à tuer les germes bactériens, à multiplier pains et poissons. Cette métamorphose est basée sur l'absorption de la souffrance dont il a été question à propos du Scorpion.

L'auteur de ces lignes passera pour un fou ou un plaisantin. Peu importe. Pensez en ce que vous voudrez. Le monde invisible est à la base d'un réservoir infini de possibilités d'infiltration du psychisme humain dont la science moderne nous distrait totalement, en partie pour le bien collectif, oui, sans doute.

Mais aussi, en partie pour voir resurgir autrement, et souvent de manière étrangement sournoise toute la perversité humaine, cette violence qui ne se définit pas comme telle, et qui est présente partout et à tout moment, en vous comme en moi.

A titre d'exemple tout à fait contemporain, comment expliquer ces êtres qui " pètent les plombs " et s'en vont tuer à l'aveuglette, n'importe qui, sans aucune réelle motivation ?

Bien entendu, les esprits enchaînés par Jésus en son temps, ne répondent pas de tous les crimes. Nous sommes d'accord. Mais, vouloir ignorer que les psychismes humains génèrent tensions, luttes et conflits serait totalement irresponsable.

Et voilà le paradoxe. La religion est censée nous affranchir de la peur, de la haine, de l'aspect irrationnel de l'humain négatif. Et il est alors temps de contempler tout le chemin parcouru en deux mille ans de christianisme, et d'en tirer quelques enseignements.

Nous ne sommes à titre personnel, ni un disciple inconditionnel de Jésus, ni un adversaire de l'Eglise et du Christianisme. Nous agirons en tant que simple observateur de faits historiques d'une part, en lecteur avisé des symboles de la boussole astrologique d'autre part. Cette boussole qui est certainement pour nous un des rares moyens de comprendre l'évolution intérieure des longs processus de transformation de notre espèce Homo sapiens sapiens. En sachant bien que les étapes successives de la conscience humaine, depuis des dizaines de milliers d'années ne nous sont que très partiellement connues.

En sachant aussi que se permettre de parler de la religion attire toujours une foule de critiques qui veulent avant tout imposer le " respect ", en l'occurrence, le " silence ", face aux autorités qui détiennent le monopole de la pensée en ces matières.

Mais, en pensant librement, en s'exprimant clairement, nous poursuivons le but de susciter la réflexion d'une autre manière que celle que l'on a coutume de croiser encore et toujours.

Nous avions cité dans l'article précédant, le livre intéressant de Carl Gustav Jung, AÏON. On y trouve deux chapitres très documentés sur : VI LE SIGNE DES POISSONS et VIII LA SIGNIFICATION HISTORIQUE DU POISSON.

Dans ces deux chapitres il y est beaucoup question de la valeur des symboles en relation avec la constellation zodiacale d'une part, avec la vie du Christ d'autre part. On notera particulièrement le récit du texte gnostique de la PISTIS SOPHIA du IIIème siècle rédigé aussi en Egypte, et qui concerne la venue d'un Esprit qui entre dans le logis familial et est enchaîné par Marie au pied du lit, le temps que revienne Jésus parti à la vigne avec son père et qui fut tout heureux de s'unir avec cette figure aérienne de lui-même !

Pour terminer sur Jésus et avant d'évoquer les cycles liés au christianisme, il ne faut pas manquer de rappeler que parmi les souffrances que Jésus lia, absorba et digéra, se situe l'amour profond qu'il éprouva pour la pécheresse, l'ancienne prostituée Marie-Madeleine.

Quand on sait ce que signifie subir l'abrupte humiliation de servir au défoulement masculin, cet amour du plus élevé des hommes pour la femme placée au plus bas de la condition sociale, selon des circonstances à chaque fois différentes, on appréciera mieux ce que le mot " CHARISME " et la grâce veulent dire !

Et si l'Eglise pense avoir oublié ses périodes d'abaissement les moins glorieux, il faudra lui rappeler la modestie des années de la pornocratie, ces années terribles du X ème siècle, où deux femmes sans aucun scrupule dirigèrent de pauvres prêtres, évêques de Rome et donc Papes, victimes de leurs penchants sensuels....

SIC TRANSIT GLORIAE MUNDI.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article