l'Ecosynchronicité : une philosophie de vie, intérieure et créatrice. Du Ciel et de ses symboles en nous.
Nous proposons à chacun qui lira ces lignes de faire un voyage de recherche en notre compagnie dans un monde familier à tous, au coeur de l'humain, en son intériorité.
Mais, au lieu de philosopher à partir du vide, l'écosynchronicité s'intéresse à retrouver des racines qui ont laissé des traces en nous, depuis la plus ancienne des civilisations, jusqu'à nos jours, en supprimant la barrière du Temps et en considérant ces racines comme des pistes éclairant notre vie personnelle et collective actuelle.
L'homme a, dès la préhistoire, créé par des Images tout un univers de représentations de sa vie intérieure. Parmi ces images, certaines étaient peut-être de simples descriptions matérielles. Mais aussi et très souvent, d'autres images étaient reliées à la pensée et à l'action par leur figuration sous la forme du symbole.
La civilisation Sumérienne, puis, et de quelle façon, la civilisation Egyptienne ont laissé de nombreux témoignages indiquant que le langage prépondérant en matière de vie intérieure était incontestablement le symbolisme.
Ce qui frappe bien sûr en contemplant la qualité du travail artistique en Egypte antique, c'est l'extraordinaire maîtrise d'une codification symbolique jamais égalée par la suite. Que ce soit l'architecture, les statues, les peintures, les hiéroglyphes et leur agencement si particulier, à la fois libre et précis, tout concourre à placer l'homme devant sa destinée intérieure.
L'oeuvre de nombre d'Egyptologues est consacrée à nous en faire connaître l'articulation de la pensée, autour du symbole phare qu'est le Pharaon, le modèle d'équilibre entre action et recueillement, entre Ciel et Terre, qui est aussi responsable de la destinée du Royaume des Deux-Terres, symbolisées par les deux couronnes, rouge et blanche.
On lira, par exemple, avec intérêt l'oeuvre de Christian Jacq (1947 - ) qui a été un des premiers à délivrer la vraie dimension spirituelle de cette civilisation si originale et dont l'art et l'artisanat est d'une qualité quasi inégalée.
Nous avons ciblé l'Egypte pharaonique et nous y reviendrons pour y puiser nombre de points de repères.
Mais le voyage proposé est actuel. Sans a priori, tentons d'approcher l'humain en son intérieur, comme si nous étions tout à coup dérobé - tel Ganymède enlevé par l'Aigle, qui nous sert d'invitation et d'illustration de tête d'article au Voyage dans le Ciel Terrestre - à notre monde actuel. Faisons comme si nous ignorions tout à coup toutes les péripéties du monde actuel, que nous devenions momentanément capables d'oublier tout l'héritage culturel, social, économique et matériel qui nous caractérisent.
Comment sentir le Temps en nous ? Sentir un mouvement, celui de notre propre corps est la première évidence.
Dès la naissance, nous devons survivre ou tenter de le faire.
Un nouveau-né va réclamer qu'on le nourrisse. Sous peine de mort rapide.
Le rythme de la nourriture est le premier tempo de la vie. Se nourrir et dormir. Puis, le temps s'écoule. Comment effacer la donnée tellement vitale et élémentaire, que la vie devient une succession de moments d'activité et de passivité, une alternance aussi de lumière et d'ombre ?
De Lumière et d'Ombre.
Voilà, le parcours commence.
Soleil et obscurité. En nous comme à l'extérieur de nous. Nous vivons en animaux terrestres, nous vivons donc l'alternance et la succession de la vie de la Terre.
Nous sommes la Terre. Elle tourne, mais nous ne pouvons pas trop nous en rendre compte. Sans trop en prendre conscience, nous nous livrons avec elle à un Ballet ou Danse dans l'espace....
Et dès notre premier instant hors du ventre maternel, nous accomplissons cette danse rythmée autour du Soleil qui est le grand dispensateur de Lumière et donc de Force de Vie.
Au moment où nous émergeons sous la forme d'un être séparé de sa mère, nous sommes en contact avec la Lumière et l'Ombre, dans un instantané. Tout ce qui caractérisait ce moment là, au lieu et à la minute de notre autonomie première, est entré en nous avec une violence inégalée. Autant l'accouchement est un moment difficile, autant les premières respirations extérieures au ventre des origines sont un passage encore plus éprouvant.
Ce choc, l'être intérieur en sera toute sa vie conscient. Mais, aussitôt les premiers soins, le retour à la normale effectués, le bébé oublie ce traumatisme et s'endort, pendant la durée que son corps ne nécessite ni soin, ni nourriture.
Ce moment initial, nous en sommes marqués. La minute de naissance autonome sera un point de repère constant pour l'être intérieur. Nous avons effectué, à notre insu, de manière inconsciente, une sorte de repérage en plusieurs dimensions, un espace ou champ rempli d'informations diverses et très curieusement, nous avons déclanché une sorte de chronomètre.
A partir de là, nous allons progressivement apprendre à régler notre vie sur la durée, le rythme. Manger et dormir tout d'abord. Bouger et explorer ensuite. Acquérir des reflexes de survie très diversifiés. Apprendre aussi un langage. Très sommaire, puis de plus en plus élaboré.
Mais, l'être intérieur va aussi se manifester sous forme de questions et de réactions. Le rêve surgit rapidement dans la vie. Les psychologies modernes l'ont repris comme terrain fécond aux investigations sur le psychisme humain. Nous y reviendrons peu à peu.
Reprenons le rythme. Nuit et Jour. Soleil, Lune et étoiles. Tout cela, c' est l'environnement constant, invariable, sans lequel le temps ne peut se mesurer. Et notre intérieur y est aussi réglé et confronté que toute forme de vie sur Terre. Animaux et végétaux obéissent à ces ryhtmes.
Même si l'humain dispose d'une autonomie encore nettement plus grande que les autres êtres vivants sur la planète, nous y sommes tout aussi assujettis.
L'astrologie, basée sur le repérage très savant effectué pendant des milliers d'années qui a fondé la connaissance astronomique, a toujours prétendu expliquer le lien qui peut être fait entre la vie intérieure et la position des astres divers, au moment de la naissance.
La base de cette pensée est évidemment dans le prolongement de ce repérage de l'espace effectué au moment de la première respiration vitale. Ainsi, l'être intérieur aurait la faculté d'être " influencé " par autre chose que par la nourriture et le repos. Il tiendrait compte de cet environnement subtil que serait l'ensemble du système solaire, ce potentiel de lumières de natures distinctes.
Il tombe bien entendu sous le sens que notre naissance ne se produit pas sous le ciel étoilé, nu sur la paille ou en tombant tel un fruit mûr, exposé aux vibrations du Ciel !
Nous appelons aussi Lumière, tout environnement, y compris celui très habituel des maternités, qui nous place devant cette terrible aventure qu'est la vie sur Terre.
Et dans le spectre étendu des vibrations, il existe aussi des "sons" extrêmement bas, dont la fréquence est transcrite dans notre organisme par une sorte d'écoute de l'oreille interne, qui prend alors la mesure de cet environnement en autant de nuances qu'il y aurait de choristes dans le système solaire !!!!
Notre être intérieur, à en croire la pensée de ce type, serait mis au diapason du système solaire et pas seulement d'une vague perception visuelle, d'un flash des énergies lumineuses, ce qui est évidemment assez absurde et ne résiste pas à quelques raisonnements.
Nous serions donc tous, en ce qui concerne notre être intérieur, réglés par un Diapason bien particulier. Puisque tous les 4 minutes environ, les positions du système solaire et l'orientation de la Terre se modifient et comportent aussitôt des variantes de positions !
Cette hypothèse, nous allons la suivre, parce qu'elle nous intéresse vivement.
Et cela, pas seulement parce que l'auteur de ces lignes apprécie tout ce qui est musical ! Mais aussi parce que plus de trente cinq années de réflexion sur ce sujet de l'intériorité humaine lui permettent de suivre cette piste qu'il sait bien ne pas mener à une impasse.
A notre idée sur la perception "sonore" de l'environnement solaire, nous entendons aussitôt l'objection naturelle sous la forme de question : et pour les sourds de naissance ?
L'audition et la perception de l'environnement dont nous parlons ne sont pas de même nature. La perception est valable pour tous, même si l'appareil d'audition est endommagé. La fréquence en Herz perçue par l'oreille humaine est d'un spectre tellement ample ( à partir de 16 jusqu'à 19000 herz) qu'il est dangereux de conclure à l'impossibilité de notre hypothèse de travail.
Cependant, il faut ajouter qu'un autre enregistrement se fait au même moment de naissance. Il ne s'agit plus alors de fréquences hertziennes mais bien d'un " champ géomagnétique " qui se dynamise au fil ds heures qui suivent la naissance. La propriété ici évoquée agit comme un aimant et donne le sens de l'orientation. Le siège spécifique de ce repérage du champ magnétique terrestre est localisé, dans notre organisme, au sein de l'hippocampe cérébral. C'est ce petit repli cérébral discret, longtemps négligé par les chirurgiens du cerveau, qui enregistre de façon spéciale notre sens de l'orientation spatiale. Il joue aussi un rôle vital dans la mémoire acquise et le sens de l'équilibre physique et mental.
Nous avons donc un double mesurage de l'espace-temps qui s'établit dès notre naissance autonome. D'une part, la fréquence cosmique nous permet de prendre nos points de repères en captant les ondes basses fréquences des mouvements du système solaire.
A ce propos, c'est le lieu de signaler les travaux très intéressants, originaux, même et très révélateurs de l'esprit New - Âge typique de la fin du siècle dernier, de Hans Cousto (1948 - ), mathématicien Suisse, formé à l'Institut des Technologies de Zurich (ETS), qui a donné sa version de la transposition en ondes audibles de l'Harmonie Cosmique du Système Solaire, faisant ainsi écho (c'est le cas de le dire !) avec les notions très anciennes sur ce sujet diffusées par exemple, par Pythagore, Platon, Kepler pour citer les plus réputés.
D'autre part, l'imprégnation cérébrale dans un champ géomagnétique donné, avec une orientation spatiale qui en découle, nous syntonisent avec la rotation terrestre.
Ces deux bases, il faut bien y réfléchir parce qu'elles ne sont pas reconnues de manière patente par la science officielle et donc " autorisée " (nous reviendrons philosophiquement sur le mot " autorité " pour une longue réflexion), et que les affirmer tient de l'autonomie philosophique, nous permettent de nous reporter vers le langage symbolique et en tirer les conséquences.
Si quelque chose en nous a bel et bien " enregistré " ces deux bases de données que sont le moment de la rotation terrestre où nous devenons un être autonome, ainsi que l'ensemble des positions des corps du système solaire, il faut alors établir des repères qui peuvent être utiles dans ce ballet incessant du défilé des planètes, de la Lune et du Soleil.
L'écosynchronicité va être l'aventure de la formulation de ces repères, dans un esprit nouveau mais destiné à nous informer sur l'être intérieur, ses étapes, ses rythmes, avec comme critère de toujours donner les définitions les plus claires possibles des termes que nous employons. Ainsi que de dynamiser cette exploration en donnant du relief à cette connaissance, en faisant intervenir aussi bien des connaissances utiles de type scientifique, mais aussi psychologiques. Enfin, de refaire le point sur le symbolisme et la connaissance du monde extérieur par le cheminement de la conscience intérieure. Le but est de répondre à la question suivante : pourquoi l'être humain s'active t'il dans des directions aussi variées, en constructif et en destructif, quel est le sens de tout celà ?
Corollaire immédiat de cette question, mais à l'échelle individuelle maintenant : qu'est-ce que ma place dans cet univers, ma vie et ma mort ont-elles un sens ?
Vaste programme, évidemment....
Ce qui nous guide dans ce voyage d'intérieur et de repérage en fonction du ciel physique est la conviction que notre intériorité répond toujours en mesurant les affinités et les répulsions que nous éprouvons au fur et à mesure, face à toute nouvelle expérience au cours de notre vie.
Les bases de la symbolisation sont comme les bases de la croissance organique. Elles se fondent sur un processus d'imitation, d'apprentissage par essai, erreur ou réussite, par analogie avec tout l'environnement disponible.
Ainsi, nous avons souligné la toute première distinction vitale : Lumière et Ombre.
Depuis la fin du XIX ème siècle, la nécessité s'est présentée à l'esprit des médecins qui soignaient des personnes névrosées ou brisées par des maladies psychiques graves, de sonder l'être intérieur pour comprendre les motivations obscures et souterraines qui déclanchaient ces pathologies.
La naissance de la psychanalyse, les travaux de Sigmund Freud (1856 -1939) ont fait naître la notion d'inconscient de la personne humaine. C'était le début de l'exploration des rêves reconnus comme éléments d'un langage d'une partie douloureuse de l'être intérieur, dont les règles de fonctionnement échappaient totalement ou partiellement à la conscience claire.
Les travaux d'un de ses disciples, ensuite devenu autonome et suivant ses propres recherches, Carl Gustav Jung (1875 - 1961) ont rapidement compris que l'inconscient avait pour centre de création de son langage, le monde des symboles. Symboles tous personnels, d'une part, symboles collectifs d'autre part. Très ouvert et très cultivé, Jung n'aura de cesse sa vie durant, de receuillir, tant par son travail de médecin que de manière culturelle, tous les témoignages de tous les horizons terrestres qui attestent de la vitalité et de l'universalité des symboles.
Il en tirera une oeuvre volumineuse de comparaisons des symboles de l'inconscient et tentera à sa manière de proposer un sens évolutif au dialogue entre l'ombre et la lumière, entre la conscience et l'inconscient. Il nommera cette évolution de synthèse des contraires sous le vocable de " processus d'individuation ".
Son oeuvre a aussi remis en valeur les données souvent marginales à l'époque, des domaines de l'ésotérisme, et plus particulièrement de l'alchimie, depuis ses origines pendant l'antiquité jusqu'au dix-huitième siècle, siècle où se marginalisent les derniers défenseurs de cette recherche généralement incomprise. Jung a proposé de lire la recherche des alchimistes anciens comme une transposition des symboles permettant de découvrir le cheminement de l'individuation. En rejettant la partie matérielle de l'alchimie pratique comme une erreur due à l'état embryonnaire des sciences de la matière, jusqu'à la période récente des progrès scientifiques, Jung s'inscrit dans une pensée conformiste, imprégnée par sa formation de médecin.
Mais l'apport qu'il fit à la compréhension du rôle des symboles dans notre vie intérieure est capital. Nous avons baptisé notre philosophie en reprenant notamment le terme de synchronicité, en reconnaissance de ce chercheur qui n'a pas hésité parfois à rompre avec l'orthodoxie de la pensée officielle et en s'autorisant de penser librement.
On ne peut que recommander de lire cet auteur, mais il est vrai qu'il n'est pas facile d'accès. Le livre collectif, publié en 1964 en Français et en Anglais, auquel il a participé et qui est une synthèse de son oeuvre, dénommé : " L'homme et ses symboles " sera lu avec profit avant tout autre. Jung y prend le lecteur par la main, en lui faisant connaître tout son cheminement de chercheur et de penseur, ouvrant ainsi à une compréhension profonde des ressorts du dialogue incessant, nuit et jour, entre l'Ombre et la Lumière.
Comme cet ouvrage se trouve facilement dans les librairies de seconde main, il date de la fin de sa vie, nous vous souhaitons de partir à la découverte de cet enrichissante aventure nommée : la psychologie analytique (par distinction de la psychanalyse, domaine exclusif de Freud et ses successeurs).
Avant de vous remercier d'avoir pris quelque peu connaissance avec ce nouveau domaine de réflexion qui va donc se baser sur les coordonnées de naissance mais aussi sur un ensemble de notions de philosophie et des points d'appui puisés dans la science, il nous reste à expliquer encore ce que nous entendons exactement par : écosynchronicité.
Qu'est ce que l'écosynchronicité ?
L'écosynchronicité fait référence à trois notions complémentaires.
Tout d'abord, le mot éco. Nous faisons référence au mot grec ancien : OIKOS , qui signifie : " maison, domesticité ". Par extension, nous faisons allusion immédiate à " l' économie " dont la signification des origines évoque la tenue de la maison, le rangement de sa maison, la façon la plus intelligente de la faire perdurer, et mieux, de la faire prospérer.
En conséquence, la première des trois notions visées par l'écosynchronicité fait appel aux bases de l'économie individuelle, collective, d'une sobriété de moyens pour accéder à une prospérité partagée.
Le second terme, celui de la synchronicité, commence à être peu à peu, de plus en plus utilisé, dans tout ce qui concerne la psychologie prospective. Celle-ci a été développée par Alphonse Maeder (1882 - 1971), psychologue Suisse, ancien proche des deux fondateurs cités plus haut, s'intéresse à considérer les rêves comme une école de guérison personnelle, l'aspect ludique du rêve, en analogie avec le rôle anticipatif du jeu dans l'enfance, permettant au psychisme d'élaborer progressivement des réponses acceptables et positives dans les conflits psychiques.
La synchronicité est, à l'image de la capacité prospective du rêve, la partie de la psychologie analytique qui étudie les coïncidences qui surgissent fortuitement dans la vie quotidienne. Ces coïncidences donnent un sens précis à notre expérimentation personnelle, aux phases de notre développement. Elles sont chargées ordinairement d'une dimension affective et d'un effet de surprise qui engendrent des réflexions d'auto-suggestion à propos de pensées qui étaient auparavant logées dans notre inconscient. Tel un rêve, la synchronicité fait appel aux ressources cachées du psychisme.
Les synchronicités ont fait initialement l'objet d'études et de publications par le physicien Wolfgang Pauli (1900-1958) et par Carl Gustav Jung déjà cité précédemment (1875-1961). Ils décrivent les synchronicités comme l'expression d'une création spontanée, en provenance de l'inconscient, utilisant un fait sans rapport de cause à effet, afin de stimuler un changement, de modifier un comportement, que ce fait provienne soit d'un être ou bien d'un objet.
Plus récemment, un nouveau courant de recherche se développe qui a pour base les équations de physique quantique impliquant ce que l'on nomme la double causalité. Il s'agit d'une part de se rendre compte que selon les prévisions d'une expérience envisagée, les conséquences peuvent modifier les causes d'une l'expérience. L'idée est donc que le futur détermine le présent, et non l'inverse comme dans la causalité classique avec une direction temporelle invariable, donc, le présent est cause d'une conséquence future. Autrement dit, il n'existe plus de déterminisme simple : à toute cause (force, accélération, choc de particules souhaité) l'effet est prévisible. Ici, à partir de cette double causalité, il y a interaction permanente des effets par la prévision et donc l'information sur les causes, puisque le temps devient une dimension réversible. Il y a double réaction des deux bouts de la corde spatio-temporelle.
Le chercheur du CNRS Philippe Guillemant dans son livre " la Route du Temps" invite le lecteur à découvrir ainsi tout un pan de la nouvelle science en voie de redéfinition, qui remet à l'honneur les intuitions de Jung et Pauli. Nous reviendrons sur ces piliers de la connaissance, puisque tout deux - Pauli au coeur des années 1950, Guillemant depuis 2006 - cherchent et expliquent que l'être psychique est créateur de tous les futurs possibles, avec une faculté (libre-arbitre) de rencontrer fortuitement, par coïncidences, le monde qui lui correspond, dans un présent où les résultats expérimentaux étaient indéterminés par leur cause.
Le corollaire de ces expériences en physique quantique est que le monde de la thermodynamique (monde de la physique de l'énergie) est de plus en plus étudiée comme étant reliée à la physique de l'information, où les données numérisées ont un lien avec les constats expérimentaux et où toute perte d'information est en rapport avec une réaction thermodynamique (principe de Landauer).
Pour information, le célèbre physicien Stephen Hawkins ( 1942 - ) a proposé une vision de cette cosmologie descente, où c'est le futur qui détermine le présent, en affirmant un déterminisme absolu, qui exclut deux acteurs essentiels de l'action possible : Dieu et le libre-arbitre de l'expérimentateur. Ce déterminisme prète le flan à la critique de façon évidente, puisque si tous les présents sont prédéterminés par l'absence de volonté personnelle, réduisant l'homme à subir un destin comme une simple machine biologique dont tous les paramètres sont prévisibles et limités, que fait Hawkins des autres expérimentateurs qui ont tous la possibilités de décider d'autres voies ?
Cela nous renvoie à nos définitions de toute conscience située à la croisée des chemins.
Se choisir un destin répond donc à la compréhension du potentiel de vie, des choix à poser en fonction du maximum d'information que l'on peut collecter.
Et dans ce cas, l'écosynchronicité est appelé à faire ainsi partie d'une nouvelle mentalité.
Cette mentalité tiendra tout d'abord compte d'énormément de données du passé. D'autre part, l'individu va pouvoir, comme dans un jeu virtuel, se redéfinir en fonction des réactions de son environnement. Il peut devenir beaucoup plus souple, s'il sait faire face à ses défis en se donnant différentes nourritures de base qui sont de véritables ferments à sa vie intérieure.
Pour ce faire, il doit se débarrasser graduellement d'une foule de frustrations, de limitations, de contraintes, ne pas toujours se laisser guider par ce qui surgit devant lui et qui ne répond pas à un besoin réel, à un ferment de vie.
Nous avons évoqué en début d'article, le champ premier de la naissance. Deux systèmes de repères sont mis en place. Pour que le potentiel de l'individu puisse aboutir tant pour lui que pour la collectivité à un double épanouissement, il doit se dégager progressivement des contingences qui ont pu déformer son projet personnel. La lecture du potentiel lié au moment initial, répond en écho à cette nouvelle science de l'information de la double causalité. Parce que cette boussole est la seule qui parle de manière impartiale, puisqu'elle est formée du moment où la vie prend sa dimension corporelle autonome, il faut pouvoir en tirer parti.
L'écosynchronisme prend en réalité, à rebours, l'idée ancienne et le préjugé, que cette minute de naissance autonome nous détermine strictement et abolit notre libre-arbitre.
C'est en réalité tout l'inverse. La tonalité, le diapason est un instrument de vie, qui décrit des contraintes certes, mais donne à l'être une véritable centrale de connaissance de soi et du temps qui s'écoule. Les réactions réalistes et prospectives aux temps plus sombres peuvent ainsi modifier l'impact des défis qui apparaissent comme négatifs.
L'écosynchronicité propose de travailler jour après jour à élaborer une stratégie de réactions, de motivations, d'analyser et de redéfinir l'impact de chaque moment de vie.
Tout le monde ne se sent pas attiré par les mêmes aspects de la vie. Il existe une lumière de vie, et une ombre de vie. Certains préfèrent une vie en solitaire, d'autres la vie publique seule leur convient. D'aucuns aiment jouir et avoir de gros moyens. D'autres préfèrent l'étude, la lecture, les arts, ou la science.
L'avenir va devenir meilleur à condition que l'on sache faire sa place à l'identité qui s'accomplit, quelles que soient les caractéristiques de cette identité, et les systèmes standardisés de pensée, de comportements, les normes castratrices doivent faire place à plus de souplesse et d'intelligence parce que des défis de survie planétaire sont désormais d'actualité.
L'écosynchronicité est un nouveau champ de connaissances et d'expérimentation dont les bases reprennent les acquits et les lacunes de l'ancienne astrologie (en tant que moyen de lecture du potentiel de vie), en les confrontant à une nécessité nouvelle. L'aventure de réaliser pour soi et pour autrui une nouvelle donne économique, la recherche quotidienne d'une compréhension du sujet observateur, face à son univers, et l'établissement d'une échelle de valeurs constamment en cours de création, de façon à communiquer selon des critères réconciliant les deux pôles bien distincts que sont le subjectif et l'objectif, le rationnel et l'irrationnel.
Car, c'est bien là une des grandes caractéristiques de l'écosynchronicité. Comprendre enfin, et faire respecter l'égale valeur des deux versants opposés de la réalité de toute conscience : nous sommes faits d'autant de rationnel que d'irrationnel.
Parmi les acquits les plus fondamentaux que les Anciens nous ont transmis, la fameuse théorie des Quatre éléments, si incomprise, si méprisée des rationnalistes de tous horizons, y compris au sein même de ceux qui se revendiquent de l'astrologie contemporaine, va pouvoir reprendre du service.
En effet, elle sera enfin réexpliquée, succintement sur ce blog, de façon vécue au jour le jour, par ceux qui se lanceront dans les formations et pratiqueront les effets de ce type de discernement dont la racine est à la fois attachée au symbolisme et à l'organisation du champ lié à la rotation terrestre, en appliquant la connaissance du Nombre qui structure l'Espace.
Bien entendu, les polarités déjà citées, Lumière et Ombre, nuit et jour, Soleil et Lune, reviendront se placer au centre des débats.
Alliance des contraires en pacification précaire, lutte radicale et indépendante à la recherche de la paix et de l'harmonie.
La cartographie du psychisme humain est ainsi le moyen de nous réorienter vers une meilleure compréhension de l'incessante bascule du Temps, balançant le monde et chacun d'entre nous entre la Guerre et l'Amour, entre le Chaos et l'Harmonie.
Pour achever cette évocation du terme d'écosynchronicité, il nous reste à parler du troisième terme qui est contenu dans l'appelation.
Depuis la première minute où cette dénomination s'est imposée à notre esprit, nous avons toujours entendu aussi : l'écho synchronicité.
Plus haut nous avons développé l'économie comme moyen de disposer pour le plus grand profit de chacun des ressources d'épanouissement. Mais, il y a aussi bien sûr la résonance des synchronicités avec notre parcours de vie. En effet, le diapason personnel est harmonique ou conflictuel, que ce soit avec soi-même ou avec les autres, à un moment ou un autre. On connait ordinairement la loi des séries, d'un malheur ou d'un bonheur qui n'arrivent jamais seuls. Et donc la lettre H a aussi son rôle à jouer. Non pas comme initiale du mot hachish, par exemple, mais bien sous la figuration d'une échelle de corde dressée au dessus de la maison, symbole d'économie.
Cette échelle, deux barres verticales réunies par un échelon d'escalade, évoque évidemment le lien entre la Terre, dont nous avons parlé abondamment, et le Ciel, et donc, son mystérieux lien, nommé spiritualité.
C'est ici aussi une des grandes spécificités de cette nouvelle philosophie qui est de donner accès à une sphère qui permet de connaître deux dimensions différentes et pourtant bien réelles que ce sont le Temporel ( qui est la dimension du psychisme ) et ce que nous nommerons l'A temporel (pour éviter de dire intemporel qui est le négatif de temporel). Cette seconde dimension est au-delà de notre mode d'expérimentation quotidienne, mais n'est pas inacessible. Cette dimension ouvre sur des questions qui dépassent largement le cadre de ce blog. Mais, en réponse individuelle, et à un certain stade, nous nous engageons à laisser ouvert ce débat.
Ici, il sera surtout question de ce qui peut aider à comprendre des phénomènes apparemment difficiles à appréhender, tels les états proches de la mort, les apparitions personnelles ou collectives, le sens de la perception intuitive d'un monde en dehors des contingences ordinaires. Aussi, c'est aidé par une tradition immémoriale que nous proposerons de donner un contexte global, à l'aide d'un récit symbolisé, au mouvement de la vie humaine à travers les âges.
Nous proposerons par contre des conférences sur des sujets historiques et culturels qui ont une portée symbolisante, et l'histoire, au sens très large, autant qu'individuelle, sera notre auxiliaire pour nous aider à comprendre les individus et les évolutions mentales du psychisme collectif.
Merci de votre patiente lecture.
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