Astrologie et écosynchronicité : le système solaire ( 1 )
Le système solaire est représenté de manière habituelle de cette façon.
Issue de l'astronomie classique, nous avons pris l'habitude de compter 9 planètes principales tournant directement autour du Soleil.
Mais, les découvertes des quarante dernières années ont peu à peu sensiblement modifié la présentation des choses. Le système solaire a été redéfini par l'aventure spatiale de l'astronautique et l'ère des télescopes placés sur des satellites autour de la Terre ainsi que ceux qui ont parcourus ce système solaire de part en part.
En 2006, l'Union Astronomique internationale a décidé en congrès mondial, de présenter la synthèse nouvelle des abondantes informations collectées au cours de ces décennies.
Il en résulte le schéma suivant, qui risque de présenter un caractère globalement invariable.
Pas de blague : le Soleil occupe toujours le point central gravitationnel du système ! Il est le véritable Chef d'Orchestre du "Diapason interplanétaire".
Il occupe, du point de vue des orbites parcourues par ses sujets planétaires, un des deux points nommés " foyers" autour desquels les planètes effectuent leur chorégraphie majestueuse, et selon certains personnages passablement "marginaux", musicalement harmonieuse !
Une véritable crise s'est opérée dans la répartition des " danseurs célestes ".
L'union astronomique mondiale a rejeté Hadès - c'est à dire Pluton - aux enfers d'une sous-catégorie : les petites planètes, créées à cet effet pour caractériser les " danseurs " de petite taille, les "petits rats de l'opéra" de notre monde spatial proche.
Imaginez sa tête : mais, ainsi, et puisque Pluton cachait en réalité Charon, plus petit que lui, et ce dans la proportion du simple au double, le voilà relégué à sa dimension particulière, et même il a obtenu un statut spécial.
En effet, il est nommé désormais "délégué de la grande ceinture périphérique", formée par une multitude d'objets et cailloux divers, de taille variable et de formes encore inconnues avec précision, puisque cette ceinture de planétoïdes est très peu lumineuse, eu égard à sa distance au Soleil.
Délégué à la décharge extérieure du Système Solaire. Mais dans cette décharge il y a parfois des objets peu classiques. Ainsi Eris, la Discorde, est une petite planète d'une dimension voisine de celle de Pluton et qui serait double, elle aussi. Elle a pour particularité de tourner en plus ou moins 500 ans autour du Soleil et est encore moins centrée que Pluton sur le centre du Système.
Autrement dit, dans le système solaire, certaines petites planètes tournent en décrivant de larges ellipses, sans toutefois être assimilables aux comètes. Et Pluton était jusque il y a peu, la plus excentrique des planètes connues, parce que son mouvement autour du Soleil est compris entre des distances de l'ordre de 30 à 49 fois la distance moyenne entre la Terre et le Soleil.... Mais nous y reviendrons plus tard.
Depuis la découverte d'Eris, c'est cette dernière (ou son système puisqu'elle serait accompagnée d'une autre petite planète proche) qui possède l'excentricité la plus importante des principaux astres du système solaire.
Si on ne connaît que depuis peu de temps la ceinture extérieure de Kuiper, les astronomes étaient depuis deux siècles parfaitement au courant de l'existence d'une ceinture similaire située entre les orbites de Mars et Jupiter, respectivement élues, quatrième et cinquième planète majeure du système.
Cette ceinture d'astéroïdes, nommées aussi ainsi parce que formée de débris de forme irrégulière, d'orbite plus centrée, vu leur proximité avec la proche " banlieue" solaire, a un représentant principal, trois fois plus petit que la Lune, qui est la petite planète Cérès. Elle est sphérique et ressemble à un gros satellite planétaire (une grosse lune si vous préférez) alors qu'elle tourne pourtant bien directement autour du Soleil.
Nous reparlerons donc, dorénavant en écosynchronicité, de HUIT grandes planètes, MERCURE, VENUS, TERRE, MARS, JUPITER, SATURNE, URANUS et NEPTUNE; qui sont les " Ténors " du Diapason harmonique. Mais, bien entendu, nous allons directement passer d'un système de pensée à un autre, en passant de la moisson des données de la science astronomique vers la reformulation du système solaire en partant de l'intérieur de l'humain, vivant sur TERRE et dont le témoin de la conscience visuel du mouvement de la Terre dans l'espace est bien évidemment, le SOLEIL.
Le SOLEIL, chef d'orchestre de la VIE, de la CONSCIENCE, de la clarté, de l'énergie vitale, mais aussi comme élément créateur du double champ déjà évoqué dans nos articles précédents.
C'est dire que notre environnement spatial immédiat est baigné par deux types d'ondes discrètes mais présentes en permanence : la rotation terrestre et ses rythmes, le concert discret de l'ensemble des astres les plus voisins.
Voici l'image saisissante de ce double CHAMP figuré par une dessin, entre SOLEIL et TERRE.
L'interaction des particules et des champs héliosphériques, entre Soleil et Terre. " for your eyes, only ".
L'écosynchronicité se développe en faisant ponctuellement appel à des sources à la fois anciennes et récentes.
Parmi les sources anciennes, et malgré le côté insolite de cette référence, le livre d'Hermès Trismégiste, redécouvert au XVème siècle par les humanistes italiens, en contact avec des érudits de l'Empire Byzantin, nommé Poimandrès. Il ne circulait en occident chrétien jusqu'alors que dans une version défectueuse et incomplète du texte grec.
POIMANDRES LIVRE XVI , 17 : " En outre, tout autour du Soleil gravitent les huit sphères, dépendant du Soleil, celle des astres fixes, les six sphères des planètes et la sphère unique qui entoure la terre. "
Page 237 de l'édition des Belles Lettres, CORPUS HERMETICUM, TOME II - TRAITES XIII - XVIII et ASCLEPIOS, Paris 1992.
Je vous passe le texte en grec ! C'est bon pour une fois...
Ce qui est intéressant dans cette citation, c'est que sans rien connaître de la version définitive du Système Solaire, Hermès ( nom bien entendu de patronage, la sagesse égyptienne qui est ici évoquée, est anonyme dans son essence, elle évoque le Dieu de la Sagesse intellectuelle par excellence qu'est THOT - Hermès chez les grecs) place le bon nombre de corps principaux. Si nous savons pertinnement bien que le ciel des "étoiles fixes" est extérieur au système solaire (c'était pour les Anciens le décor des étoiles fixes qui sert de repères précieux pour mesurer l'espace où se déplacent les planètes) il est intéressant de croiser 6 planètes et non 5, et donc la TERRE est implicitement placée dans l'énumération des astres.Enfin, la SPHERE UNIQUE qui entoure la Terre, désigne en fait la LUNE, son satellite vu sous l'angle de l'astronomie moderne.
J'attire votre attention sur ce nombre SIX. Les deux planètes manquantes, invisibles à l'oeil nu, URANUS et NEPTUNE, ne seront découvertes qu'en 1781 et en 1846, et donc, sont en quelque sorte, transposées ici en Lune t étoiles fixes.
Toujours dans les sources anciennes qui nous intéressent pour la réflexion en philosophie et connaissance de l'écosynchronicité, attardons nous maintenant chez un auteur dont le texte est avéré. PLATON, dans son TIMEE, décrit un arrangement de l'espace céleste qui ne manque pas d'intérêt.
Dans un passage dont les érudits modernes (pendant de nombreuses décennies) ont toujours eu du mal à saisir le propos central, Platon évoque deux sphères que les savants pensent avoir identifier comme étant le cercle zodiacal, par rapport au cercle équatorial.
Mais en même temps, les érudits conviennent que ce passage du texte est particulièrement difficile à comprendre. Il s'agit du TIMEE 36 b, c et d.
Ce serait l'objet d'un article complet à lui tout seul que d'en présenter le texte, la solution proposée par les érudits et de donner ensuite notre lecture.
Que le lecteur sache simplement que PLATON, tout en décrivant deux cercles dont l'un est dénommé le Même, situé à l'extérieur du système des planètes, et le second, nommé l'Autre, réputé se placer à l'intérieur du précédent, donnent par leur mouvement en sens inverse, naissance aux sept cercles planétaires, qui correspondent alors, au deux luminaires Soleil et Lune, puis les Cinq planètes principales et visibles à l'oeil nu, en partant du cercle intérieur, Saturne, puis en se rapprochant du centre du système solaire, Jupiter, Mars, la Terre, Vénus et Mercure.
Le Même est la surface de l'Océan du Ciel - façon de désigner Uranus, il nous semble - et l'Autre serait l'intérieur de l'Océan du Ciel soit la zone tranquille de celui-ci, l'intérieur des flots, Neptune en étant le maître.
En reprenant cette vision de la masse océanique, Uranus règne ainsi sur la surface agitée des flots. Sa nature parfois tempêtueuse est renforcée par les secousses en provenances des abysses de l'Océan, sur lesquelles règne en Maître Pluton. Celui-ci est le seigneur de la zone de contact entre la croûte terrestre, Enfer du magma, et dont s'échappe des vibrations pouvant se traduire parfois jusqu'en surface par un véritable tsunami.
Nous voulons ici, par ce déplacement de la réflexion, évoquer les trois derniers cercles planétaires. Deux principaux : à la surface Uranus et à l'intérieur, Neptune. Le premier régnant sur l'Unique, le contact entre les flots et l'air libre, et l'autre régnant sur la zone plus calme, l'Autre où une lumière tamisée et une atmosphère de tranquillité s'installe en douceur, Neptune.
Ces notions sont introduites de façon à ce que l'on comprenne bien ceci.
L'unique est ce qui dans le psychisme humain donne l'immédiate sensation du surgissement soit d'un danger, d'une force que l'on ne peut maîtriser, d'une aventure unique et incomparable. L'autre est la sensation d'effusion, d'osmose étrange et de participation à des états plus diffus, confus aussi, où le principe de modification de la perception, et de l'apparition d'intuitions étranges ou insolites règnent en apaisant le psychisme.
Tout en bas, Pluton transmet périodiquement les ondes de chocs, à la fois destructeurs, et parfois salutaires, puisque libérant la pression du magma, et donne des indications sur un monde océanique qui comporte une frontière dangereuse à ne pas dépasser.
Voilà, en gros, les trois étages de l'inconscient personnel et collectif, toujours à l'oeuvre, comme étant la démonstration que l'homme psychique contient des contenus subliminaux qui périodiquement remontent en surface. Et se traduisent en motivations irrationnelles, pulsions curieuses de dépassement du simple confort du quotidien. En un mot, ces états nous lancent des défis à surmonter.
Nous avons ainsi procéder à un rapide inventaire des acteurs principaux du système solaire en passant de la description globale de la forme physique de ce système à un premier tour d'horizon de sa traduction à l'intérieur de nous-même.
Ainsi, en reconstruisant le psychisme humain, si les deux données vitales de base sont exprimées par le Soleil - volonté et conscience de soi - et la Lune - pôle des variations humorales, des fluides vitaux, de l'instinct de survie, de nutrition quotidienne - les 5 autres planètes caractérisent des fonctions d'élaboration de ce qui constitue nos intérêts les plus visibles, ainsi que notre sphère concrète quotidienne (pensées, sentiments, désirs et actions de réalisation de l'individu, participation à la sphère sociale et professionnelle, conscience et organisation rationnelle par rapport à ses ambitions et à son idéal de vie) autrement dit, notre univers visible.
Donc, DEUX luminaires, CINQ planètes visibles, DEUX mondes de manifestation de l'inconscient, auxquels est adjoint la petite planète PLUTON comme zone de contact avec le Feu du magma.
Sachant que d'une part, la Lune n'est pas une planète mais bien un satellite, et en déclassant en petite planète, Pluton, représentant de la ceinture de Kuiper, il reste bien HUIT planètes (octo topos- huit lieux ou cercles) qui correspondent aux HUIT sphères planétaires tournant autour du Soleil, comme le disait déjà Hermès au début de l'ère chrétienne, dans un texte qui serait plus ou moins du troisième siècle.
Et dire qu'il a fallut attendre Copernic, Kepler et Galilée pour que l'on puisse à nouveau penser librement notre système solaire de cette façon !
Et encore, cela n'a pas été sans mal ! L'histoire de la science est bien là pour le prouver.
Merci de votre lecture et la suite de cette description suivra prochainement.
/image%2F0425690%2F201301%2Fob_6592e412502d761935d99eca0330c221_etoile-des-neiges.jpg)



